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Oui, nous sommes en pleine crise du Covid-19, souhaiter une « Joyeuse Pâques » peut sembler incongru et pourtant !

Pâques c’est la Résurrection et quoi de plus symbolique de la résilience que la résurrection ? La résurrection est sans doute la forme la plus ultime de la résilience !

C’est quoi la résilience ?

Vous trouverez sa définition dans les dictionnaires, dans les articles de management (je peux vous en donner des très bons), mais je voudrais vous donner « ma définition » et vous dire en quoi la résilience est un marqueur de ma vie, de mes vies.

« La résilience est la capacité d’un matériau à absorber de l’énergie quand il se déforme sous l’effet d’un choc. »

Ma première confrontation avec la résilience est en 1979, en Terminale E, pendant mon cours de mécanique des matériaux. A l’époque je ne savais pas que ce terme s’appliquait aussi à l’humain, mais je me rappelle que cette notion m’avait marqué : je ne savais pas ce lien existait, mais je le présentais. La résilience deviendra le marqueur de ma vie d’humain.

Mes résiliences

Dans mes vies de sportif, j’ai eu beaucoup de petits et de grands pépins physiques, quelques accidents aussi. Mes résiliences ont des liens très forts avec des événements qui ont touché premièrement à mon intégrité physique et qui ont eu des répercussions très fortes sur toute ma vie. Des tournants. Je vous donne les deux plus marquants.

Le 14 juillet 2004

Je vole en parapente, je suis serein et contemplatif. Je vole, seul, sans bruit, au loin je vois la mer et la Corse, c’est un moment rare. C’est l’été sur la Côte d’Azur, les conditions météo sont « sportives », mais j’ai l’habitude, de suis moniteur de parapente depuis 10 ans, je suis directeur technique de mon école, je suis invincible. C’est le grand calme dans ma tête, tout va bien. Je veux immortaliser ce moment par une photo, je prends mon appareil et je lâche les commandes pour mitrailler le paysage. Mon amygdale continue automatiquement à gérer le vol, en tâche de fond. Elle me crie : « reprend les commandes et accélère, tu recules de trop, tu vas te prendre un rouleau… ».

Mais mon mental, calcule qu’il y a le temps de prendre quelques photos…

[…]

Mon mental se réveille plus tard, il est dans une chambre d’hôpital avec des médecins au tour de lui, qui s’excitent et qui disent « on le perd »… Mon mental se demande : « Pourquoi cette excitation ? ils ne voient pas que je suis là« . Il commande au corps de bouger, à la voix de parler, mais… rien.

Quelques mois plus tard, je suis au Centre Héliomarin de Cannes, content d’être de nouveau en vie. Les médecins m’annoncent la facture, la fracture… vous ne remarchez probablement plus et autres joyeusetés en rapport avec tout ce qui se trouve en dessous des hanches.

C’est là que la résilience s’est mise en marche. J’arrivais à sentir mes pieds, pas à les bouger, mais à les imaginer bouger. Au bout de 6 mois, je marchais et on m’enlevait les sondes et autres appareils qui me reliaient à l’ancien monde.

  • Je rentre à la maison pour la naissance de mon premier fils.
  • Je reprends mon travail et j’invente, puis je développe, le produit qui permettra à mon entreprise de faire travailler et vivre quelques dizaines de collaborateurs pendant plus de 10 ans.